A quoi servent les cépages rares ?

Oui, pourquoi se préoccuper des cépages rares (*) ?

Il y a dix raisons majeures qui poussent de plus en plus de vignerons (et non des moindres), d’associations, de territoires à s’y intéresser.

Trop vite oubliés par la modernité, les cépages anciens font partie des richesses de la civilisation du vin (« Il y a autant d'espèces de vignes que de grains de sable dans le désert de Libye » écrivait Columelle).

Ils s’avèrent aussi des patrimoines précieux, porteurs d’avenir sur le plan scientifique mais aussi dans les domaines gustatif et marketing.

Agir pour les cépages rares, c’est donc :

1° lutter contre l’érosion génétique et pour la biodiversité ;

2° agir pour maintenir la richesse des patrimoines ampélographiques ;

3° accroître nos connaissances ampélographiques pour faire face de manière naturelle à des enjeux tels que les maladies ;

4° se préparer aux changements climatiques inéluctables ;

5° mieux adapter les cépages aux terroirs ;

6° valoriser économiquement des territoires ruraux, par la recréation de vignobles et de centres d’intérêt oenoculturels et oenotouristiques ;

7° poursuivre ou faire renaître des traditions, des solidarités, des cultures et des fiertés locales ;

8° maintenir la palette des typicités des vins

9° maintenir la diversité des goûts face à la pression galopante de l’uniformisation ;

10° satisfaire les consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux vins de cépages rares, historiques et insolites.

(*) oubliés, méconnus, replantés, peu répandus, en voie de disparition, anciens, historiques, autochtones, modestes

Article d'André Deyrieux, webmagazine Winetouristmeinfrance.com et coorganisateur du Salon Rare, publié sur http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/1853_a_quoi_servent_les_cepages_rares.htm